Communication non violente

J’entends souvent en formation les participants demander qu’on puisse s’écouter « sans jugements », et je vois régulièrement des personnes qui s’en veulent de juger…

J’ai découvert que le jugement est humain, que c’est notre premier mouvement, et que notre cerveau reptilien, siège de nos vieilles mémoires, fait que nous jugeons à la vitesse de l’éclair, c’est notre instinct de survie… représenté ici par le chacal (selon Marshall B. Rosenberg, père de la CNV).

Avec cette découverte, la Communication Non Violente m’a permis de ne plus craindre les jugements, ni les miens ni ceux des autres. Cela me permet de ne plus prendre jugements ou critiques contre moi. Quel confort me direz-vous !

Alors comment ça marche ?

Nos jugements nous indiquent ce qui est important pour nous, ils parlent de nos valeurs, de nos besoins, ils nous alertent sur le fait que ce qui est en train de se passer ne nous va pas, et mettent ainsi en évidence ce que nous aimons vivre, nos préférences.

Un exemple : si je dis à une collègue de travail en pleine réunion : « c’est insupportable ta façon de prendre la parole tout le temps, tu es une vraie pipelette ! »
C’est juste que je n’en peux plus et cette phrase est ce qui me vient en premier.
Au fond, de quoi me parle ce jugement ? il parle peut-être de rythme, de place à laisser à l’autre, d’équilibre …

Et si j’entends une amie me dire « tu es une sacrée lâcheuse, tu ne m’as jamais appelée pendant les vacances »
Dois-je le prendre contre moi ? ou entendre que je lui ai manqué, et que son besoin d’attention, ou d’amitié, ou de complicité n’a pas été comblé ?

Derrière chaque jugement se cache un besoin. Le secret, pour préserver la relation, est donc de transformer le jugement en expression d’un besoin.
Facile ? Pas toujours ! cela demande un peu d’entrainement, et c’est notamment ce que nous expérimentons dans les stages de Communication NonViolente.

*Vous trouverez cette illustration, et bien d’autres, sur le site www.apprentie-girafe.com

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